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02 août 2016

Jean-Pierre Ragaru, nouveau président de la section Modem-Japon

Chers amis Démocrates du Japon,

Conformément à ma promesse de campagne lors de nos dernières élections internes, succédant à Janick Magne au poste de Conseiller consulaire et voulant ainsi éviter tout cumul de fonction au Japon, respectant donc  aussi la promesse de la liste SAJ, je démissionne de mon poste de président de notre section du Modem-Japon.

Jean-Pierre RAGARU me succède à partir de ce lundi 1er août et Hervé TISSERAND devient notre nouveau vice-président.

Je tiens à vous remercier pour votre fidélité toutes ces années ainsi que pour votre ouverture d'esprit qui ont fait que, en dépit de divergences tant sur la stratégie de notre formation que sur certains sujets particuliers, nous avons su rester unis et soudés, quand d'autres sections, à travers le monde, se sont dissoutes.

Je reste naturellement membre de notre formation, mais en laisse à partir d'aujourd'hui la parole et la gestion à Jean-Pierre et Hervé, à qui je souhaite bonne chance.

Bien amicalement,
 
Alexandre Joly.

20 mars 2016

20 mars : Journée de la Francophonie

Dans le cadre de la semaine de la Francophonie qui se déroule du 12 au 20 mars 2016, le Ministère de la Culture et de la Communication organise l'opération « Dis-moi dix mots » pour rendre hommage à la diversité des termes et expressions qui enrichie la langue française selon les cultures, régions et pays.
La FFE-Modem souhaite accompagner cette initiative en proposant sa définition de 10 mots clés fréquemment utilisés en politique, trop souvent galvaudés, et qui comptent particulièrement pour nous. Si certains mots peuvent avoir plusieurs sens et varier selon les régions, d’autres ont besoin qu’on leur fasse justice en s’élevant contre les utilisations abusives ou connotées dans le contexte politique

Francophonie

La théorie :
Souvent associée à l'art ou aux échanges culturels, la Francophonie a cependant aussi, depuis le  sommet de Hanoï en 1997 une définition politique.
Ni simple opposition à la domination de l'anglais, ni relique pour nostalgiques d'un empire colonial, la Francophonie est un « club » de pays qui ont en commun une langue, élément facilitateur de communication.
La Francophonie, à travers notamment l'OIF, forme un réseau actif au sein duquel la diplomatie peut agir pleinement.
Forum international, elle favorise l'éclosion d'un monde multipolaire qui axe la résolution des crises  sur la communication et la diplomatie.

Notre avis :
La Francophonie doit aller au delà de l’image de la défense de langue française et la diversité de la culture francophone. Comme instrument de diplomatie, elle doit pouvoir servir les populations francophones en mettant les moyens de l’OIF au service des échanges académiques, commerciaux et politiques. La richesse des idées se partager comme la richesse de la langue. Les députés et sénateurs des Français qui résident hors de France doivent jouer un rôle majeur dans cette entreprise et être à la fois les entremetteurs politiques privilégiés mais aussi les initiateurs auprès des citoyens sur le terrain.

Laïcité

La théorie :
Séparation de l’Église et de l’État, du pouvoir religieux de celui civil, la laïcité garantit la possibilité de vivre ensemble sous la règle d’or du respect mutuel quelque soient nos croyances.
La laïcité « à la française » c'est l'ensemble des lois qui de 1880 à 1905 ont entériné la séparation de l’État et de l’Église.

Notre avis :
Peut-être le mot le plus galvaudé du moment : revendiqué de l'extrême-gauche à l'ultra-droite dans des visions souvent opposées, il est pourtant un des concepts politiques les mieux définis, car inscrit et décrit dans la loi.
Loi de compromis en 1905, elle est le pilier du « vivre ensemble » à la française. Respectueuse de toutes les croyances, garante de leur libre expression, elle n'en reconnaît aucune pour mieux les défendre toutes.
Libérale, la laïcité à la française n'est ni un athéisme d'état, ni une neutralité passive : elle est la garante des droits fondamentaux à la liberté de conscience et à la liberté d'expression, dans le respect des règles communes de la République.

Libéralisme

La théorie :
Idéologie matricielle de la République, elle n'est paradoxalement en 2015 appréciée que par moins de 2/3 des Français (sondage Génération Libre).
Complexe à définir, confondu depuis les années 80 avec l'ultra-libéralisme, un des avatars du libéralisme « négatif » (selon l'expression de Isaiah Berlin), et son cortège de dérégulation et d' abandon par les états de leurs prérogatives, rares sont les formations françaises à s'en revendiquer.
Surtout que la France a aussi eu à subir les affres des dérives « totalitaires » (toujours selon I.Berlin) du libéralisme « positif » à travers le jacobinisme.

Notre avis :
L’épanouissement de l’être humain et la quête personnelle du bonheur ne peuvent exister en l'absence de liberté. La République s'est fixée et doit conserver pour première mission de la garantir à chacun que ce soit au niveau des libertés fondamentales de croyance, d'expression et de circulation qu'économique d'entreprendre et de créer.

Humanisme

La théorie :
Mouvement culturel et philosophique né au tournant du XVI ème siècle, l'Humanisme est à l'origine de notre civilisation européenne moderne. Reprenant la pensée du philosophe antique Protagoras que “L'Homme est la mesure de toute chose”, l'Humanisme est le terreau sur lequel les grandes idées modernes ont germé : le libre arbitre, la tolérance, la laïcité jusqu'à la démocratie..

Notre avis :
Nous plaçons l’homme au centre de chaque question de société. L’émancipation de la personne humaine, femme et homme, le respect qui lui est dû, son épanouissement, constituent donc la fin principale des organisations sociales. Toute personne humaine, quels que soient sa situation, son âge, son état de santé, valide ou handicapée, porte en elle, identiquement, intégralement, sa part d’humanité et a droit à un égal respect. Nous avons confiance dans la capacité de progrès de l’humanité, en science et en conscience.

Identité(s)

La théorie :
Relancé en 2007 avec le débat sur “l'identité nationale”, la recherche d'une définition politique à un concept qui préoccupe plus la sociologie et la psychanalise est un exercice périlleux mais révélateur des valeurs d'une formation politique.

Notre avis :
L’aspiration à voir reconnaître son identité est un besoin fondamental de l’être humain. C’est vrai d’un peuple, d’une communauté, comme cela est vrai d’une personne. L’histoire, la langue, la culture, les idéaux philosophiques ou religieux servent de repères pour constituer cette identité. Lorsque l’identité est niée, c’est un malaise profond : souvent, elle revient en boomerang, y compris sous forme d’intolérance ou de revendications violentes. Au contraire une reconnaissance sereine permet l’acceptation et la reconnaissance de l’autre. À l’intérieur d’un peuple, comme le peuple français, nous ne déclinons pas le mot « identité » au singulier. Chacun d’entre nous est fait de plusieurs identités d’origine, de culture, parfois de langue. Et il a le droit d’assumer ces identités au pluriel, de se sentir à la fois Français, Européen, originaire d’une région ou d’une histoire différentes, juif, musulman, chrétien, agnostique ou athée, aimant avec passion sa langue nationale et en même temps la langue de sa région ou de son pays d’origine. Tout cela est une richesse, le rayer ou l’effacer, ce serait une amputation.

Europe

La théorie :
Europe c'est l'histoire d'un nom qui remonte aux sources de notre civilisation, celle de la Grèce antique et qui embrasse l’empire romain, la religion chrétienne dans toutes ses confessions, la tradition juive, les grands mouvements philosophiques, particulièrement les Lumières, mais aussi les contacts historiques, de guerre ou de paix, avec d’autres cultures, notamment l’Islam, pour créer une civilisation qui porte une vision de l’homme et rayonne dans le monde.

Notre avis :
Notre Europe porte aussi un modèle de société, où créativité, Europe économique, et solidarité, Europe sociale, sont intimement mêlés. L’Union européenne est une communauté d’intérêts fondamentaux et de valeurs politiques dont la première est la démocratie. Aucun des pays européens ne peut, s’il demeure seul, défendre sa vision du monde et ses priorités face aux puissances planétaires. L’Europe politique est donc un impératif. Elle se construira en une démarche coopérative, dans laquelle chacun conserve son identité et sa volonté, et s’engage à préserver les identités des autres.

Solidarité

La théorie :
La vertu principale de toute société, et même de toute communauté, c’est la solidarité. La solidarité est une garantie contre les difficultés de la vie. Elle est en même temps un principe dynamique qui permet d’avancer, qui soutient les plus audacieux, puisqu’on sait que le succès des uns servira aussi aux autres.

Notre avis :
La Solidarité de l'instantané, c'est celle des premiers secours aux plus démunis, à ceux qui ont tout perdu, aux réfugiés.
La Solidarité comme politique, c'est al lutte contre  les inégalités, sociales ou culturelles, qui doivent être contenues et constamment réduites au travers du temps, car cette réduction des inégalités est constitutive de tout projet humaniste.

Écologie et développement durable

La théorie :
Récemment apparue dans le débat politique, l'écologie n'est cependant souvent relayée qu'à la marge de l'action publique, quand il ne s'agit pas uniquement de faire du "Green washing".
Le développement ne doit cependant pas se juger seulement au présent. Il doit se juger au futur. Les générations à venir sont concernées par nos décisions autant que les générations actuelles. Le seul vrai développement est donc le développement durable qui préserve le patrimoine naturel, les ressources, la terre, l’eau, le climat, les conditions de la vie en commun pour nos enfants et les enfants de nos enfants.

Notre avis :
Une écologie politique c'est donc revoir notre consommation d’énergie, notre modèle économique qui donnerait la priorité au long terme sur le court terme, une croissance qualitative et pas seulement quantitative, une solidarité réelle entre les générations, une gestion responsable des finances publiques. Cela passe aussi par le refus du déséquilibre persistant, dramatique, entre le Nord et le Sud, dans lequel les pays développés portent une si lourde responsabilité. Cet engagement exige un changement du modèle économique dominant sur la planète.

Centre

La théorie :
Le Centre est l'affirmation d'une force politique distincte de la droite et de la gauche.
Il promeut le dépassement des contraires, la modération entre les antagonismes politiques : conservatisme et progressisme sur le plan des réformes et des idées, interventionnisme et laisser-faire sur le plan économique.
En France, le Centre est apparu après la Révolution française. Dans l'Assemblée de 1791, il est la force principale constituée par les députés qui sont attachés aux principes et aux conquêtes de 1789, mais qui craignent autant la surenchère des proches du roi que celle des révolutionnaires extrémistes. Ils sont alors représentés par la tendance girondine, et par deux orateurs Mirabeau et Barnave. Le courant a traversé l'Histoire.

Notre avis :
Parce qu’il dépasse les dogmatismes, le Centre représente l'équilibre et la vraie force, celle qui agit avec efficacité dans l'intérêt de tous.
Il ouvre un renouveau de la vie politique par une volonté d'ouverture, de dépassement des clivages stériles droite/gauche, clivages qui ont démontré depuis plus de trente ans leur incapacité à réformer en profondeur le pays pour retrouver le chemin de la croissance et du leadership.
Il est le fruit d'une conviction inébranlable que le seul projet politique qui pourra se traduire réellement en actions positives déterminantes se fera, au delà des postures et des intérêts partisans des partis, par l'union des individus modérés, déterminés, et de bonne volonté de droite et de gauche pour construire ensemble un pays plus juste, plus puissant, plus moderne.
De même qu'il faut deux jambes pour marcher, il faudra l'appui de toutes les forces républicaines modérées de gauche et de droite pour diriger le pays vers un futur plus prospère.

Éthique

La théorie :
Du grec « Ethikon » (« la science morale, qui concerne le lieu de vie, les habitudes, les mœurs »), l'éthique est la partie de la philosophie qui envisage le fondement de la morale (éthique selon Platon, Aristote, Descartes, Kant, Spinoza, Tocqueville, Heidegger, Deleuze, Ricoeur, Comte-Sponville,...).
Dans un sens ordinaire, le terme éthique est synonyme de morale, et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière conforme de vivre en société, et correspondant aux fins ou aux rôles de la vie de l’Être humain (exemple : recherche du bonheur ou de la vertu).
L'éthique s'applique alors à tous les domaines de l'activité humaine, comme la santé, le monde du travail, l'économie, les sciences, la culture, et bien évidemment la politique.

Notre avis :
Pour le Modem, le respect de l’Éthique républicaine est un engagement majeur. La fin ne justifie pas les moyens. Toute action politique doit s'inscrire dans une démarche de respect des idéaux républicains. Elle doit  être menée pour la promotion de l'intérêt général, avec la prise en compte des opinions minoritaires. Aucune entorse aux valeurs humanistes ne peut être justifiée par un quelconque intérêt partisan.
Nous sommes respectueux des points de vues des autres sensibilités républicaines, et le cas échéant intégrons ces autres points de vues pour améliorer une prise de position.

18 janvier 2016

Déchéance de nationalité : la FFE-Modem s'oppose au projet de loi constitutionnelle

La Fédération des Français de l’Étranger du Modem (FFE-Modem) s'oppose au projet du gouvernement d'insérer dans la Constitution un article 3.1, libellé ainsi : « Un Français qui a également une autre nationalité peut, dans les conditions fixées par la loi, être déchu de la nationalité française lorsqu’il est définitivement condamné pour un acte qualifié de crime ou de délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme. »

L'agitation provoquée par ce projet détourne l'attention des vraies faiblesses que sont la prévention, la surveillance et le renseignement mais aussi de l'administration judiciaire chargée d'exploiter les informations.

Juristes comme spécialistes de l'anti- terrorisme ont démontré l'inutilité d'une telle loi puisque ces dispositions existent déjà dans le code civil et insistent aussi sur la difficulté de sa mise en application.

Prise quelques jours après les terribles attaques contre nos concitoyens dans les rues de Paris, cette décision donne au monde une triple impression de renoncement, de perte de sang froid et d'impuissance des autorités.

Impuissance face à des terroristes potentiellement kamikazes que la perte de la nationalité française doit faire rire. Perte de sang-froid de dirigeants qui, il y a peu encore,
dénonçaient une telle idée au nom des valeurs de la République. Renoncement à nos valeurs face à l'acte de quelques barbares.

Cette mesure symbolique est enfin sur le plan intérieur, tout aussi négative.

Elle affaiblit la Constitution qu'elle expose aux humeurs politiques du moment alors que celle-ci est la pierre angulaire de notre République et de son organisation.

Elle est l'acceptation de l'idée que la double nationalité est suspecte et, en filigrane, que tout détenteur d'une autre nationalité est un traître en puissance : vieille rengaine de l'extrême droite française qui oppose « mondialistes » à « nationaux » dans la recherche maladive d'une illusoire pureté identitaire. Première étape du débat sur la légitimité pour un Français de détenir d'autres nationalités.

Elle instaure ainsi constitutionnellement l'idée qu'il existe deux catégories de Français qui ne seraient pas égaux en droit, en contradiction avec l'article premier de la Constitution.


Nous condamnons donc ce « coup » politicien et demandons au gouvernement de renoncer à insérer cet article dans la Constitution où il n'a nullement sa place. Constitution qui ne peut faire l'objet de modifications intempestives.

La priorité devrait être à la reconstruction des capacités opérationnelles des services de renseignements et de justice anti- terroriste pour les mettre au niveau des menaces actuelles. Il est également urgent de renforcer la coordination des services de renseignements au niveau européen et avec les voisins coopératifs, notamment la Turquie, le Liban, Israël et les pays d'Afrique du Nord.

Nous invitons aussi le gouvernement à mieux expliquer les lois existantes concernant les peines liées au terrorisme, la perpétuité, la déchéance de nationalité et l'expulsion.

Le Bureau FFE-MoDem

08 décembre 2015

To be or not to be... au second tour ?

Le débat a été lancé avant même le premier tour de ces élections régionales, tant le score qu'a obtenu le FN était prévisible : que doivent faire les listes des partis dits « républicains » qui sont arrivés en troisième position dans les régions où le FN est en tête au premier tour ?

 Le Parti Socialiste, par la voie de Cambadélis puis celle de M. Valls, mais aussi de nombreux leaders centristes ont appelé à un retrait pur et simple de ces listes, dans une démarche qui ressemble furieusement à un front républicain qui ne veut pas dire son nom.

 J'y vois là une faute morale, une tactique hasardeuse et peu glorieuse, et enfin un aveuglement stratégique.

La faute morale tout d'abord.

Celle-ci porte sur l'idée même du fonctionnement de la démocratie.

Ici, s'abstenir de participer au second tour, c'est intentionnellement tenter de modifier le résultat en travestissant le mode de scrutin : nous sommes en effet dans un scrutin proportionnel pas dans un scrutin uninominal. C'est la répartition des forces des formations politiques dans la société qu'on jauge. Se retirer fausse alors cette représentation, C'est donc une démarche qui va contre l'esprit même de la démocratie représentative.

C'est aussi vouloir nier le résultat d'une élection : or qu'est-ce que la démocratie sinon le choix par le peuple de ses représentants au moyen d'élections libres et justes ?

Si les électeurs du Nord ou de PACA choisissent le FN, on ne peut se prétendre démocrate et vouloir refuser ce résultat.

Ne serait-ce d'ailleurs pas là se comporter comme ceux que l'on condamne ?

S'abstenir de présenter une liste au second tour, c'est aussi annihiler toute pluralité dans la représentativité. Constitutionnellement, le rôle dévolu aux partis est d'animer le débat politique, de présenter aux citoyens des offres politiques originales. Diversité idéologique qui se retrouve au sein des assemblées élues.

Puis, parce que sans candidat il n'y aura point d'élu pour siéger au conseil régional, c'est nier le rôle primordial de contrôle et d'information de l'opposition régionale. Qui informera des dérives de gestion de la région s'il n'existe pas d'oppoistions plurielles et libres ?

Refuser de se présenter c'est abandonner cette mission et priver le citoyen de choisir : on voudrait tuer la démocratie qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

Et quelle une insulte faite aux citoyens, aux électeurs et aux militants qui se sont tournés vers vous au premier tour !

C'est ensuite une tactique fort hasardeuse.

Elle renforce tout d'abord la propagande du FN sur l'  « UModemPS » et permet à ce parti de se positionner comme la seule force d'opposition et d'alternance. Avec cette conséquence qu'en cas de victoire le FN pourra se targuer d'avoir battu toutes les autres formations, cassant ainsi le plafond de verre qui l'empêchait jusqu'à présent de gagner ses duels. Qui plus est, en cas de défaite M. Le Pen pourra reprendre son rôle de Calimero, victime de l' « establishment ».

Il est illusoire de vouloir battre ses adversaires en leur donnant raison.

N'est-ce pas ensuite méconnaître les électeurs français ? Dans un système marqué par le bipartisme, il va être difficile de faire voter des gens d'un bord pour l'autre, surtout s'il est très marqué. On a d'ailleurs déjà entendu des électeurs PS de PACA dire qu'ils n'iraient pas voter au second tour... De plus que valent des consignes de vote de parti pour l'électeur d'aujourd'hui ?

N'est-ce pas enfin les mépriser que de décider pour eux de la meilleure option ? Si un électeur socialiste ne veut vraiment pas voir sa région dirigée par le FN il est suffisamment grand pour savoir modifier son vote.

On voudrait pousser les électeurs à voter FN juste par dépit, qu'on ne s'y prendrait pas, là non plus, autrement.

C'est enfin la poursuite d'un aveuglement stratégique dans la lutte contre le FN.

La diabolisation, la démonstration rationnelle et le confinement électoral ont jusqu'ici échoué à enrayer la progression du FN. Quelle stratégie reste-t-il donc ?

Celle qui a fait la force du FN : la critique d'un bilan et l'usure du pouvoir.

Le FN est depuis 30 ans dans la posture aisée de l'opposant qui n'a aucun bilan à présenter et ne cesse de critiquer ceux qui sont en responsabilité. On ne peut plus les laisser jouer cette partition trop facile, au risque de se réveiller un matin avec une Le Pen à l’Élysée.

Aujourd'hui le seul moyen de contrer le FN est de montrer, non plus de façon théorique (ses sympathisants y sont hermétiques) mais empirique, par les résultats que ses propositions sont aberrantes et catastrophiques. Sans compter qu'on pourra juger de son aptitude aussi à gouverner.

C'est risqué, mais mieux vaut que la casse soit limitée au Nord et à PACA qu'à la France dans son ensemble.

Ce serait enfin, en vue de l'élection de 2017, si M. Le Pen est battue par un X. Bertrand bénéficiant du retrait de l'abandon de la Gauche, un tremplin phénoménal pour elle : aucun bilan à défendre, un rôle d'unique opposante, une posture victimaire et beaucoup de temps libre et d'argent pour e csonsacrer à sa campagne. Bref, ce qui fait sa force depuis 5 ans.

Le retrait des listes est donc avant toute chose un cadeau pour le FN : cela apparaît comme la validation de ses thèses sur la collusion supposée des autres formations et des élites, et cela permet à ses candidats de sortir renforcés du second tour... qu'ils perdent ou qu'ils gagnent.

Alexandre Joly.

15 novembre 2015

Attentats du 13 Novembre à Paris

Pour la deuxième fois cette année, la France, Paris, a été touché en son cœur par de terribles attentats qui ont tué plus d'une centaine de nos concitoyens.

Les pensées de l'équipe du Modem-Japon vont tout d'abord aux familles des victimes ainsi qu' à leurs proches, à qui nous présentons nos condoléances et que nous assurons de notre soutien.

Nous pensons ensuite à l'avenir et au combat que nous allons tous devoir mener pour lutter contre la barbarie et protéger nos valeurs de liberté, de tolérance et de solidarité.

Ce combat ne se gagnera qu'avec lucidité, pugnacité et unité.

Lucidité dans l'analyse des causes qui amènent des Français à tuer d'autres Français, et dans la recherche du juste équilibre entre liberté et sécurité.

Pugnacité dans la défense de nos valeurs que certains seraient tentés de refouler, promettant une illusoire résolution plus rapide du combat contre un abandon de nos libertés, mais aussi dans la lutte policière et judiciaire dans un combat qui s'annonce long.

Unité enfin, tout d'abord autour des autorités du pays, des forces de l'ordre et de la Justice, mais aussi au travers de communions solennelles comme la cérémonie de recueillement, à laquelle tous les Français du Japon peuvent participer, organisée par l'Ambassade de France sur le parvis de sa Résidence dimanche 15 novembre à 16h00.

C'est fidèle à ses valeurs et unie que la France résistera.

07 septembre 2015

Valorisation des chefs d'îlots

La section Modem-Japon salue la réponse du Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du Ministère des Affaires Étrangères qui a approuvé la demande de la Commission de la sécurité et de la protection des personnes et des biens de l'AFE visant à « valoriser les missions bénévoles » des chefs d'îlots.

Ceux-ci seront ainsi « systématiquement invités lors des manifestations officielles organisées par les postes diplomatiques » afin notamment de rencontrer les membres de la communauté française ou de compléter les informations reçues des postes consulaires.

C'est le dévouement d'une centaine de bénévoles qui, au Japon, permet au réseau d'ilotage d'exister.

Qu'ils en soient encore remerciés.

 

30 juillet 2015

Rapport Conway. Communiqué de la section Modem Japon

La section Modem-Japon salue le rapport que la Sénatrice Hélène Conway-Mouret a remis au Premier ministre Manuel Valls le 21 juillet.

Bien que reconnaissant elle-même les difficultés méthodologiques d'un tel travail, notamment dans la réalisation de statistiques (celles présentées sont donc à prendre avec réserve), la sénatrice a pu produire un document qui saura interpeller les autorités compétentes mais aussi les principaux intéressés : Nous, Français de l’Étranger.

Le rapport est avant tout un aperçu complet des difficultés, souvent orwelliennes, auxquelles sont confrontés tous les Français en phase d'"impatriation". Difficultés et obstacles ignorés avant d'y être confrontés. Et si certaines de ces difficultés ne sont pas spécifiques aux seuls "impatriés" (logement, emploi...), leur situation est généralement un facteur aggravant.

Ainsi une grande partie des propositions appelant à une meilleure information ou bien un meilleur accueil de la part des administrations n'est, elle aussi, pas spécifique aux cas des Français de l’Étranger et peut être élargie à toute l'administration.

Si la photographie d'ensemble est donc très juste, on regrettera néanmoins certains raccourcis et caricatures sur l'absence d’émigration historique par exemple, ou encore ce commentaire sur les retraités qui s'expatrient pour le soleil.

On notera d'ailleurs qu'il n'est pas du tout fait état des raisons ayant amené à l'expatriation. Si celles-ci sont le choix de motivations personnelles et diverses, elles ont pourtant une influence évidente sur l'approche, éventuelle, du retour.
De même qu'il serait intéressant de connaître le nombre de personnes qui, après un retour en France décevant, décident de repartir.
Dernier exemple de raccourci, les VAE ne sont abordés que sous l'angle estudiantin, et non sous celui de l'expérience professionnelle.

Concernant les 49 propositions, si celles-ci sont de bon sens, certaines auraient méritées d'être plus détaillées et des pistes ouvertes.
Sur la diffusion des informations par exemple, la proposition 38 pourrait être complétée par la demande d'un renforcement de l’activité de la Maison des Français de l’Étranger à travers son site, jugé par le rapport trop généraliste et pas à jour.
De même, la collecte d'informations dans certains domaines spécifiques (retraite, assurance santé...) variant d'un pays à un autre en fonction des accords bilatéraux, des fiches locales devraient être réalisées par le MAE.

Il est enfin à noter qu'il n'est pas fait référence à la consultation sur le "Ministère du XXIème siècle" et au rôle par exemple des consulats. Or la mobilisation des services consulaires en amont (collecte d'informations sur le pays) et en aval (distribution d'un Guide du retour, proposition 39) est indispensable.

En conclusion ce rapport sera d'une grande utilité aux autorités dans l'indispensable et trop souvent retardé chantier de la réforme de l'état, même si nous pouvons douter de la rapidité de leur mise en œuvre tant celle-ci apparaît complexe.
Il est surtout une source précieuse d'informations pour tous nos concitoyens vivant hors de France ou envisageant de le faire, et mérite à ce titre d'être largement relayé.

19 mai 2015

Section MoDem Japon : Réunion du mois de Mai

La section Modem-Japon se réunira vendredi 22 mai autour d'un dîner convivial à Tokyo, dans le quartier de Shinjuku.

Si vous n'êtes pas adhérent Modem, mais que vous souhaitez nous rencontrer lors de ce déjeuner, n'hésitez pas à nous contacter.