14 janvier 2012
Réaction de François Bayrou suite à la dégradation de la France
Vendredi 13 janvier, suite à l'annonce de la dégradation de la note de la France par l'agence Standard & poor's, François Bayrou a tenu une conférence de presse. Voir la vidéo en cliquant ici.
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31 décembre 2011
Voeux 2012

15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 décembre 2011
En 2012, votons à l'étranger !
Français de l'étranger, il ne vous reste plus que quelques semaines pour vous inscrire, ou vérifier votre inscription, sur les listes électorales consulaires.
En 2012 vous serez appelés à voter à la fois pour l'élection présidentielle, mais aussi pour la première élection de députés des Français de l'étranger. Pour cette dernière il est important que vous ayez fait les démarches adéquates et que vous ne soyez plus inscrit dans une commune de France.
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26 novembre 2011
Droit de vote des étrangers : Osons !
Dans un revirement dont il a seul le secret, Nicolas Sarkozy, devant 3 000 maires de France réunis à l'Élysée, s'est opposé à l'idée d'élargir le droit de vote aux étrangers venant de pays en dehors de l'Union Européenne (cf L'Express). Il entend ainsi s'opposer aux socialistes qui l'ont inscrit dans leur programme de gouvernance pour 2012, mais aussi au Modem qui avait inscrit la proposition dans son Projet humaniste dès 2009.
C'est un revirement car on se souvient qu'en 2005 dans un ouvrage, Libre, et quelques interviews, ce même Nicolas Sarkozy disait ne pas être choqué par une telle perspective. Oui, mais voilà, la stratégie électorale de 2012 n'est plus celle de 2007, et la menace Marine conjuguée aux pressions de la « Droite populaire » ont eu raison de ces libres pensées.
L'argument principal des opposants au droit de vote des étrangers hors UE que reprend Nicolas Sarkozy est celui de la nationalité. Assénant l'assertion suivante : « Seuls les Français peuvent voter en France ».
C'est simple, carré, sans ambiguïté... mais faux.
Tout d'abord, une telle affirmation, comme encore énoncée avec grande médiocrité par Arno Klarsfeld dans le journal Le Monde, semble valoir, de la part de leurs auteurs, vérité universelle et intemporelle. Ce ton péremptoire n'est en réalité qu'une manière de vouloir couper court à tout débat afin d'éviter que ne puisse être mis en lumière le triple aveuglement (ou triple mensonge) sur lequel est bâti ce paralogisme.
Aveuglement car aujourd'hui on compte plus d'une vingtaine de pays dans le monde qui accordent ce droit aux étrangers qui vivent sur leur sol. Non seulement des pays européens comme les pays du Bénélux, les pays nordiques de l'UE, ou encore la Slovénie, mais aussi des pays africains (Burkina, Malawi), sud-américains (Chili, Colombie), océaniens (Nouvelle-Zélande) et asiatique (la Corée du Sud).
Malheureuse cessité qui fait que la patrie des droits de l'homme n'est pas capable d'octroyer un droit que le Malawi accorde. L'UMP nous rétorquera le besoin actuel de « cohésion nationale » ou comme notre cher président le « risque de diviser les Français» . Certes, mais que je sache le fait que les étrangers votent au Pays du matin calme n'a en rien altéré le patriotisme coréen, et l'électorat français de Auckland n'a pas affaibli la ferveur néo-zélandaise à porter le maillot des Blacks !
Aveuglement encore, car c'est un argument qui se trouve contredit par la propre Constitution française. En effet, suite au Traité de Maastricht la France a dû accorder en 1992 le droit de vote aux élections municipales à tous les citoyens européens qui vivent en France. Aussi proche soyons-nous des Italiens ou des Allemands avec qui nous partageons la citoyenneté européenne (et non française), ils n'en restent pas moins des étrangers ! Le droit de vote est déjà ouvert aux étrangers et celui-ci n'a donc rien à voir avec la nationalité !
Enfin, ignorance ou paralysie oculaire de la part de gens qui s'acharnent depuis plusieurs années à rogner les heures de cours d'Histoire dans le secondaire, une lecture de la première constitution française de 1793 leur aurait appris qu'il était dans les gènes même de la République que d'élargir les droits de citoyen à tous les habitants en France et cela indépendamment de leur nationalité. Ainsi dans l'article 4 est-il écrit que « tout étranger de vingt et un ans, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail(...) est admis à l'exercice des Droits de citoyen français». Mais est-ce que les idéaux de la Révolution sont encore en odeur de sainteté du côté de l'Élysée ?
Depuis la Grèce antique déterminer les bénéficiaires du droit de vote a toujours était un enjeu démocratique : fortune, classe, sexe, race, âge, néanmoins l' idéal démocratique a toujours porté en lui le sens d'un élargissement optimal du corps électoral et personne aujourd'hui n'aurait idée de contester l'abandon du cens ou l'octroi du droit de vote aux femmes. A l'inverse les régimes les plus réactionnaires ont toujours cherché à conscrire ce droit et, dès qu'ils en avaient l'occasion, à revenir dessus. L'élargissement du droit de vote pour les étrangers s'inscrit dans cette évolution.
Le respect de nos valeurs démocratiques devrait donc nous pousser à octroyer ce droit à des personnes qui vivent parmi nous, sont confrontés aux mêmes difficultés et sont tout autant que nous en droit de demander des comptes sur la gestion des impôts desquels ils s'acquittent.
Mais plus concrètement une société a aussi tout intérêt à laisser s'exprimer ses étrangers par la voie électorale : on ne peut délaisser des pans de notre territoire sans représentation réelle de ses habitants sous prétexte que ceux qui y demeurent n'ont pas la nationalité française. Car dans une démocratie il y a un lien évident entre représentation politique et action publique, c'en est même le moteur. Ce n'est donc pas qu'une faute morale, c'est une faute de gouvernance, et cette faute nous la payons aujourd'hui dans de nombreux quartiers.
Il est d'ailleurs surprenant que ceux-là même qui conspuent le manque « d'intégration » des étrangers soient les premiers à leur en refuser l'un des éléments constitutifs.
Il est surprenant de voir des politiques se plaindre de la faible autorité de certains parents et de ne rien faire pour leur donner un minimum de dignité citoyenne.
Reconnaître le droit de vote aux étrangers ne signifie pas pour autant ne pas en discerner les risques et difficultés. Sans tomber dans l'islamophobie hystérique de certains il clair qu'il ne suffit pas de mettre les pieds en Démocratie pour être converti à ses vertus (ce qui soit dit en passant n'a aucune importance, beaucoup de Français en désamour avec la démocratie votent !), mais surtout pour en connaître ses usages et particularismes locaux.
Voter c'est faire un choix, se définir en fonction de connaissances qu'il est indispensable d'acquérir. On apprend autant à devenir démocrate qu'on apprend la vie politique d'un pays.
Le Français natif a 18 ans pour se forger une conscience politique avant d'exercer son droit. Il serait donc naïf et dangereux de croire qu'un étranger soit en mesure de se faire une opinion dès sa première campagne électorale. Il est donc nécessaire qu'il ait pu prendre le temps, entre 5 et 10 ans, de s'acclimater aux moeurs politiques françaises, d'apprendre les idéologies, les programmes, de repérer les mensonges et les menteurs... avant de pouvoir exercer son droit de vote en électeur éclairé.
Mais cette latence ne peut être remplacée ou confondue avec la possibilité parallèle d'être naturalisé comme le suggère l'UMP. Ce sont deux démarches disjointes : le vote tenant du droit démocratique, la naturalisation de l'aspiration personnelle.
La France a aujourd'hui plus que jamais besoin de relancer sa marche en avant vers plus de démocratie sous peine de sclérose ou de recul. Le droit de vote des étrangers est un de ces pas. Alors osons le !
Alexandre Joly.
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21 novembre 2011
Le Modem en Europe du Sud-Est
Les adhérents du Modem en Turquie, Grèce et à Chypre, viennent de lancer, sous l'impulsion de leur responsable Jean-Michel Foucault, leur blog. Voir ici.
L'équipe du Modem Japon se joint à moi pour leur souhaiter bonne chance et forte audience.
Alexandre Joly.
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09 octobre 2011
COURTIAL : de l'indignation au scandale ?
Dans ma note du 29 septembre je vous parlais de notre fraîchement nommé secrétaire d'Etat rien qu'à nous les Français de l'étranger, Edouard COURTIAL, et de l'indignation que suscita telle nomination. Je rappelais en effet que ce dernier ne s'était, durant ses deux mandats de parlementaires, que rarement exprimé sur les problématiques des Français de l'étranger et que sa seule sortie sur le sujet était la signature d'une proposition de loi visant à retirer la nationalité française à tous nos concitoyens fiscalement installés à l'étranger. Ce qui en fait donc aux yeux de beaucoup un individu assez peu qualifié pour le poste.
Devant le début de polémique que prenait cette affaire, en vieux briscard de la politique, le pourtant jeune député nous a gratifié d'un mea culpa, sinon crédible, tout au moins de bonne forme, avec cette réplique culte: « Le secrétaire d'Etat que je suis regrette que le député que j'étais ait signé une telle proposition de loi ». On passera sur la constance des convictions du politique, et on admirera la pirouette de l'opportuniste...
L'histoire, quoique humainement et républicainement peu morale n'ayant rien d'illégale, elle aurait pu, comme bien d'autres, sombrer dans les abysses de l'oubli si un rebondissement récent n'était venu la repêcher.
Alors que depuis le 11 mai la fameuse proposition de loi, accessible sur le site de l'Assemblée nationale, comme notre lien vous laissez le loisir de le vérifier, affichait le nom d' Edouard COURTIAL dans la liste de ses signataires, il y a trois jours le site JSSnews.com signale qu'un de ses lecteurs s'est aperçu que le nom de notre secrétaire d'Etat avait purement et simplement été effacé. Voir ici la page modifiée.
Un document archivé qu'on modifie, voilà qui nous mène sur les traces de Georges Orwell !
Malheureusement pour les rois de la bidouille, et heureusement pour ce qui nous reste de justice, des sites ont conservé la page originale (voir ici) et permettent donc de démontrer la fraude. Accessoirement aussi d'attester que les « indignés » qui critiquèrent cette nomination ne sont pas des affabulateurs nés !
Et le site de JSSnews.com d'aller plus loin que la simple interpellation puisqu'il donne des explications détaillées sur le mode opératoire de cette falsification, son timing et le nom du bidouilleur. En l'occurrence ici, la bidouilleuse... Voir ici.
Le gouvernement , responsable du bon fonctionnement des services de l'état, va donc devoir répondre aux questions suivantes :
1/. La personne nommée par JSSnews.com est-elle effectivement responsable de l'effacement du nom du Secrétaire d'état ?
2/. A-t'elle agi de son plein gré ou sur ordre d'une autorité supérieure ?
3/. Et si oui, qui ?
4/. Le gouvernement va-t'il entreprendre des poursuites judiciaires ?
Mais au-delà de ces questions habituelles dans une telle affaire, une autre plus dramatique sûrement me hante : qui peut être assez stupide, mais avoir assez d'autorité, pour vouloir effacer les preuves d'une bêtise politique démontrée et assumée par son auteur alors qu'elle n'avait rien d'illégale, pour abuser de son pouvoir, violer la neutralité de l'état afin de falsifier un document officiel ?
Ce qui pour le coup est pénalement... très condamnable.
Alexandre Joly.
02:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 octobre 2011
Lepetitjournal.com arrive au Japon
10 ans après sa création, l'un des titres les plus fameux de la presse locale online à destination des Français de l'étranger, lepetitjournal.com, arrive à Tokyo.
Centré sur une ville et sa région chaque site dédié informe sur l'actualité culturelle, politique ou économique de sa zone.
La section Modem Japon souhaite à toute l'équipe rédactionnelle une belle et longue réussite.
Alexandre Joly
01:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 septembre 2011
Un nouveau Secrétaire d'état aux Français de l'étranger qui nous adore
Lorsqu'il y a 6 mois, le Secrétariat d'état aux Français de l'étranger fût créé, il suscita à juste titre de nombreuses critiques (cadeau démagogique, machine de guerre électoraliste au service de l'UMP...) que la nomination de David DOUILLET ne fit que renforcer. Ce dernier n'avait en effet pas caché sa préférence pour un autre ministère. Il s'acquitta néanmoins en zélote de sa fonction de VRP UMP auprès de nos concitoyens expatriés.
Les échos des tournées de l'ancien judoka et surtout un reportage diffusé dans Le Petit Journal sur Canal + vinrent confirmer cette impression. On oscillait donc entre gabegie, partialité et mépris, rien en soit de très nouveau en république sarkozienne. Nous aurions donc pu en rester là.
Mais le départ de David DOUILLET de son poste en pleine session annuelle de l'Assemblée des Français de l'Etranger (on appréciera le geste à sa juste valeur !) et l'annonce de son remplacement par Edouard COURTIAL démontrent sans contestation possible le faible cas que l'on fait des Français de l'étranger dans ce gouvernement, et ce malgré les nombreux et lénifiant discours mielleux qui nous sont concoctés.
Adieu DOUILLET, Ave COURTIAL.
Et tout autant qu'il y a 6 mois nous voici étonnés d'une telle nomination. Edouard COURTIAL étant en effet en charge des Fédérations et des adhérents à l'UMP, député de l'Oise, sa connaissance des problématiques des Français de l'étranger ne semble pourtant pas dans ses préoccupations de parlementaire depuis 2002 : des groupes d'études sur les jardins qu'il préside à celui de la trufficulture dont il est membre, rien ne le rapproche de l'expatriation.
Pire, une étude de ses travaux parlementaires montre qu'il est signataire d'une proposition de loi en mai 2011 « visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France ». Rien que cela... Ce Monsieur aujourd'hui en charge de nos problèmes n'avait donc d'autres préoccupations il y a encore 4 mois que d'ôter la nationalité à un grand nombre d'entre nous.
Pas tous rétorqueront ses défenseurs (s'il en a). Certes, ceux domiciliés en Europe sont épargnés (Johnny peut dormir tranquille !) et, droit international oblige, seuls ceux qui ont une autre nationalité seront concernés. Ce qui fait encore beaucoup de monde me direz vous.
A commencer par les enfants de couple binationaux qui, si leurs parents n'avaient pas été en France au moment de leur majorité ou s'ils avaient eu la mauvaise idée d'entreprendre leur premier travail dans leur autre patrie se seraient logiquement vus refuser l'accès à la nationalité française.
Et tant pis aussi et surtout pour les nombreux entrepreneurs, chefs d'entreprise, chercheurs, enseignants français qui pour des raisons affectives et pratiques ont pris la nationalité de leur conjoint parce qu'ils vivent dans leur pays. Selon notre nouveau Secrétaire d'état vous ne méritiez, et ne méritez, plus d'être français !
Dimanche dernier nos conseillers AFE ont majoritairement renouvelé leur confiance à l'UMP, et donc à ce genre de politique, en élisant 4 sénateurs avec cette étiquette politique sur les 6 en lice.
Il faudra nous en souvenir en 2013 lors de la prochaine élection AFE.
Il faudra surtout nous en souvenir l'an prochain.
Et d'ici là rester vigilant quant aux déclarations et propositions du sieur COURTIAL.
Alexandre JOLY.
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