18 avril 2007
Assassinat du maire de Nagasaki
Le maire P.L.D ( parti au pouvoir ) de Nagasaki, Icho Ito, a été assassiné mardi soir en face de son Q.G de campagne, de deux balles dans le dos. Son assassin, Tetsuya Shiroo, 59 ans, est le numéro 2 du Suishin-Kai, gang de la pègre locale affiliée au Yamaguchi-gumi le plus gros clan mafieux du Japon. Le Yamaguchi-gumi revendique 40 000 membres.
Icho Ito concourrait pour sa réélection comme maire de la ville, qu'il dirige depuis 1995, quand son assassin lui a tiré deux balles dans le dos à 19:52. Il est décédé dans la nuit.
Tetsuya Shiroo a immédiatement reconnu les faits et n'a opposé aucune résistance aux forces de l'ordre. Il a juste déclaré qu'il avait « tiré plusieurs fois dans l'objectif de tuer le maire » car il avait eu des problèmes avec celui-ci lors de l'attribution de marchés publics. Version qu'il a aussi mise par écrit et envoyé à Asahi TV.
Cet assassinat a été condamné très rapidement par le Chef du Cabinet du Premier Ministre, Yasuhisa Shiozaki.
Bien que sporadique la violence politique reste encore une plaie au Japon. Les maires de Nagasaki, seule ville avec Hiroshima à avoir subi un holocauste nucléaire, qui sont traditionnellement pacifistes sont une cible privilégiée. Ainsi le précédent maire de Nagasaki, Hitoshi Motoshima, avait lui aussi fait l'objet d'une attaque du même genre en 1990. Son agresseur, membre de l'extrême droite lui reprochait ses propos sur la responsabilité de l'Empereur dans le passé colonialiste du Japon.
Plus récemment, en 2006, la maison de Koichi Kato, député du parti d'opposition, le P.D, a été incendié par un extrémiste de droite qui lui reprochait ses critiques visant les visites officielles du premier ministre Junichiro Koizumi au temple du Yasukuni où reposent l'âme des soldats morts pour le Japon, dont des criminels de guerre (Cf l'article sur le Yasukuni dans ce même blog).
La police japonaise, dans son dernier rapport officiel estime à prés de 10 000 le nombre violent d'extrémistes de droite au Japon.
Alexandre Joly.
04:00 Publié dans News du Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Nagasaki, Icho Ito, Yakuza, assassinat
B.Tapie ministre de N.Sarkozy ?
L'image d'un Bernard Tapie revenant au pouvoir dans les bagages d'un Nicolas Sarkozy fraîchement élu, aurait de quoi déconcerter plus d'un Français. Mais n'aurait fondamentalement rien de surprenant tant les deux hommes ont des caractères similaires et des talents communs : ambition, duperie, manipulation, charme charismatique, prévarication ...
Pour ce qui est des valeurs politiques, il y a longtemps que N. Sarkozy qui s'est transformé lors de cette campagne en, ce ques les amoureux du Tour de France, appellerait « voiture balais », n'en a plus. Lui qui s'est auto-désigné sans sourciller héritier de De Gaulle, de Jean-Paul II, de L. Blum ou de J. Jaurés.... Références aux quelles seuls les incultes et les cyniques peuvent encore accepter de croire. Quant à B. Tapie, qui affirme qu' il « préfère toujours la gauche à la droite », a-t-il si ce n'est qu'un jour eu la moindre conception de ce qu'étaient des valeurs de gauche ?
Alors, rumeur infondée ? Non, juste une grosse intuition que quelques déclarations des deux intéressés alimentent.
Au journal 20Minutes, daté du 15 avril, N. Sarkozy répondant à une question a affirmé qu' « un certain nombre de personnalités de gauche pourraient être membres de mon équipe. Je pense à des noms que je ne gênerai pas en les citant maintenant. ». Des personnalités de gauche, mais les quelles ? Toutes celles proche du P.S ou du P.R.G ont manifesté une aversion envers N. Sarkozy. Et une victoire de ce dernier, s'il était élu, engendrerait au P.S une guerre des chefs dans laquelle chacun chercherait à s'octroyer la plus grosse part. Aucune n'irait don perdre son temps dans un ministère.
Dans la galaxie gauchiste, il n'existe que trois individus qui se sont prononcés en faveur de N. Sarkozy : les essayistes D. Glucksman et Max Gallo et ... Bernard Tapie. Ce dernier réaffirmait encore son soutien au candidat U.M.P dans les colonnes du journal Le Parisien/ Aujourd'hui en France du 10 avril, estimant qu'il « est – de très loin - le plus compètent pour diriger le pays. ». Pour couper court à cette rumeur qui pourrait tout de même gêner quelque peu N. Sarkozy, B. Tapie a tenu a expliqué que pour lui « la politique c'est finie » et qu 'il « ne se présenterait plus jamais à une élection. ». Mais que vaut la parole d'un Tapie ? De Montfermeil aux parloirs de France : pas grand chose.
Le pédigré judiciaire de B. Tapie a surtout de quoi inquiéter l'équipe de propagande de N. Sarkozy, qui a déjà bien à faire avec les relations et les lieutenants du candidat U.M.P. Car le casier judiciaire de B. Tapie n'a rien à envier à celui de messieurs Longuet, Balkany et autres proches de N. Sarkozy. C'est donc clairement un gang qui se forme autour du parrain de Neuily pour organiser le hold-up du siècle .... avec le consentement d'une majorité de Français.
Le seul qui a compris l'avantage qu'il y a vait à tirer de cette collusion d'intérêts très personnels, c'est J.M. Le Pen qui a ainsi apostrophé N. sarkozy : « Vous n'avez pas perçu la formidable colère des Français, pillés, ruinés, désespérés contre la racaille politicienne dont vous êtes un des chefs et un des emblèmes".
Alors pour bloquer N. Sarkozy et éviter Le Pen, une seule alternative dimanche : François Bayrou !
Alexandre Joly.
00:05 Publié dans Actu France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Sarkozy, Tapie, collusion






